Être druide aujourd'hui


Le Druide est une personne qui a pris conscience que sa vie devait avoir un sens, qu'elle avait des choses à accomplir, que ce qui l'entourait répondait à des lois auxquelles elle-même ne devait pas échapper, qu'il y avait des choses dont elle devait se débarrasser pour accéder à sa réelle et pleine liberté (éducation, pensée unique, ..). Cette prise de conscience l'a incité à se mettre en chemin, à la recherche de réponses.

La personne qui s'engage dans la Tradition Druidique répond à un appel de l'ordre du Sacré. Elle ne répond pas à un désir de titre, de reconnaissance, et encore moins de revenus financiers. Cette quête le place en position de cherchant, et ces recherches portent sur tous les sujets car ils peuvent être le moyen de trouver des pistes de réponses. Toutes les expériences collaborent à la Quête. C'est pourquoi il combine les études livresques (littérature, mythes, sciences, …), les pratiques ascétiques (méditation, concentration, prière, …), les travaux pratiques et manuels. Il n'a d'autre limite à ses investigations que celles qu'il s'est fixé lui-même et que celles que lui impose sa condition d'homme. Ces travaux incitent aussi le Druide à l'humilité et au doute, et il est conscient que nombre de choses ne sont pas accessibles à sa compréhension. S'il est amené à se spécialiser, le Druide est avant tout un "généraliste".

Pour mener à bien son travail, le Druide doit être libre : libre d'esprit, libre de ses moyens. Vivant pleinement dans la société, il la comprend et comprend les Fidèles qui sollicitent des conseils.

Détaché des résultats de ses actions, le Druide a aussi droit à aspirer à une évolution de son confort. Mais il sait que ce n'est pas là l'essentiel. Il a pris conscience de l'existence en lui d'une partie de Divin, il va à sa rencontre, il travaille à la réconcilier avec les conditions de sa vie matérielle. Il s'attache surtout à travailler à l'élévation de son Esprit pour que, le moment venu, celui-ci soit en mesure de rejoindre le Divin dont il émane.



Le travail qu'il fait sur lui-même permet au Druide de prendre de la hauteur et de relativiser les choses de la vie. La multitude de ses champs d'investigation lui donne aussi de nombreux moyens d'investigations et d'actions, et lui permet d'envisager sereinement et efficacement de multiples angles d'approche des faits qui sont soumis à son appréciation.

Le Druide est quelqu'un qui s'investit dans la société contemporaine, quand bien même celle-ci est bien loin de son idéal. Il tend à montrer qu'il existe d'autres voies, d'autres comportements, d'autres manières d'être et de faire. Il ne le fait pas nécessairement en précisant sa qualité druidique.

Les savoirs qu'il a acquis n'appartiennent pas au Druide qui a le devoir, en tant que dépositaire de la Tradition, d'enseigner, de transmettre et de former d'autres Cheminants, essentiellement par l'exemple de ce qu'il est et de ce qu'il fait. Cette disposition sera destinée aux personnes à qui il enseigne, comme aux personnes qui l'entourent, Fidèles ou non, et qui pourront solliciter auprès de lui conseils et rituélies.

En cérémonie, le Druide n'agit pas par lui-même. Ce n'est pas lui qui donne effectivement une bénédiction ou une consécration. Il est celui qui fait le lien entre les hommes et les Divinités, il est le corps qui permet à la volonté des Divinités d'agir auprès des hommes. De fait, le Druide transmet des Divinités vers les hommes les bénédictions et consécrations que les Divinités veulent bien accorder aux Fidèles, qui sont les seuls responsables de leurs demandes. En retour, il veillera à ce que les prières des Fidèles puissent s'élever vers le monde des Dieux. De tout cela il découle que le Druide n'a pas à refuser une cérémonie au Fidèle qui la sollicite, pourvu que cette demande ne mette pas le Druide en défaut vis-à-vis de sa propre éthique personnelle. Le Druide n'aura pas non plus à refuser l'accompagnement d'un malade ou d'un mourant, et ce quelque soit la Tradition ou la religion auquel ce malade ou ce mourant se réfère.



De tout ce qui précède il résulte que certaines vertus doivent être reconnues chez le Druide : respect de soi-même et authenticité, patience et persévérance, force et courage, tolérance et lucidité, confiance et équilibre, intelligence et sagesse, compassion et bienveillance, humilité et reconnaissance.

Tendre vers ces vertus est un travail permanent, d'où le fait que la formation du Druide prend du temps, neuf années au minimum.

Le druide pour lui-même Le druide pour les autres LES VERTUS DU DRUIDE

alliance druidique

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